

Casse-toi !, Jean-Marie Périer (Pocket, 2011)
C’est toujours moins grave qu'une jambe cassée, Emmanuel Menard (H et O, 2003)
Le langage perdu des grues, David Leavitt (DENOÓL, 2000)
Procurez-vous les livres suggérés :
Cliquez sur la couverture d'un livre pour lire un extrait et consulter les consignes d'écriture.
![]()
H.S.par Isabelle Chaillou
Rageot, collection Métis
Résumé
« On va finir pédés avec des meufs comme vous! » Qui n’a pas entendu ce genre de plaisanterie dix fois par jour dans un bahut? Mais qui s’est demandé si ce n’est pas précisément ce genre de plaisanterie qui pousse des jeunes gens fragiles au suicide? Telle Hélène, ambivalente à l’égard de sa sexualité, qui tente de se suicider.
Extrait
Le lendemain, maman a invité la mère d'Hélène à manger, elle a dit qu'elle l'avait trouvée très désemparée au téléphone.
Elle est arrivée pile à l'heure avec un bouquet de fleurs et j'ai été frappée par son sourire crispé. Elle semblait ne pas avoir dormi depuis deux jours et, en m'embrassant, elle m'a serrée tellement fort que j'en ai eu le souffle coupé.
- Merci Clarisse, merci pour elle, merci pour nous, a-t-elle murmuré.
Le repas s'est déroulé d'une drôle de façon, on aurait dit que sa mère ne voulait pas aborder le sujet d'Hélène et elle discutait de tout et de rien avec mes parents comme si on était tranquillement en famille et qu'il ne s'était rien passé. J'ai pensé alors que les adultes étaient à moitié fous et que j'allais finir un jour comme eux en train de parler de la recette du poulet en papillote pendant que ma fille se remettait d'une tentative de suicide à l'hôpital psychiatrique de la ville. Alors, malgré la confiance en eux que m'avaient donnée nos dernières discussions, je n'ai pas pu m'empêcher de mettre les pieds dans le plat, c'est le cas de le dire, et ça a jeté un tel froid que me suis reproché immédiatement ma brutalité!
- Est-ce qu'Hélène vous a dit....- Est-ce qu'Hélène vous a dit qu'elle était homosexuelle ? ai-je brusquement demandé à sa mère.
Elle a sursauté et j'ai vu que papa fronçait les sourcils, mais il était trop tard. (...)
- Homosexuelle … ? a balbutié sa mère.
Papa a fermé les yeux comme s'il ne voulait pas entendre la suite.
- Elle n'en a jamais parlé ? ai-je repris.
- Si bien sûr, enfin je veux dire, une fois ou deux ces derniers temps, mais je lui a conseillé de ne pas s'inquiéter avec ces bêtises. Ma fille n'est pas homosexuelle, a-t-elle affirmé en élevant la voix, je ne sais pas ce qui a pu lui mettre ça dans la tête, ce que je sais c'est qu'elle n'est pas ce qu'elle croit, pas du tout. Je l'ai élevée du mieux que j'ai pu... Du mieux que j'ai pu.
Elle s'est mise à pleurer, doucement, la tête dans les mains et sa tristesse nous a anéantis. J'ai vu les yeux de maman s'emplir de larmes et papa s'est resservi un verre de vin qu'il a bu à petites gorgées.
- Vous savez, a-t-elle continué entre deux sanglots, elle a toujours été la meilleure de l'école. Si elle a redoublé le CM1, c'est à cause de son accident... Elle est restée plus de six mois à l'hôpital.
- Mais même si elle était homosexuelle, vous n'y seriez pour rien, a tenté maman.
La mère d'Hélène a levé la tête et a regardé maman avec une intensité qui m'a surprise.
- Ah non?! Et qui est-ce qui y serait pour quelque chose alors ? Vous, peut-être ?
- Et si personne n'y était pour rien ? a demandé papa. Est-ce que c'est une faute d'être homosexuelle, est-ce que c'est un crime ?
- Vous en parlez si facilement, a-t-elle répondu, mais qui peut souhaiter une telle chose pour son enfant ? Ce n'est pas un crime mais c'est un malheur, j'en suis sûre. Quelle est la mère, quel est le père aimant sincèrement son enfant qui peut se réjouir en apprenant une telle chose ?
- On peut l'accepter... a-t-il dit, presque timidement.
- Non ! On ne doit pas tout accepter, vous ne me ferez pas croire une chose pareille. On veut le bonheur de ses enfants et l'homosexualité ce n'est pas le bonheur! Ceux qui disent le contraire sont des menteurs!
- Accepter Hélène, a précisé papa.
- Si c'est le destin de mon Hélène de mener cette vie-là, bien sûr que je l'accepterai. Mais les autres, comment l'accepteront-ils, ceux qu'elle croisera tout au long de sa vie, comment accepteront-ils ma fille, les autres?
Choisir une des consignes d’écriture ci-dessous.
Consigne d’écriture I
Hélène, hospitalisée, s’entretient avec une psychologue. Elle raconte la prise de conscience de sa différence, son mal-être et les raisons de sa tentative de suicide. Récit à la première personne.
400 à 700 mots
Consigne d’écriture II
Monter un dialogue entre Clarisse et son père. Clarisse interpelle son père en lui demandant comment il réagirait si elle, sa fille unique, lui annonçait qu’elle était gay.
350 à 550 mots
Consigne d’écriture III
La mère d’Hélène, après le déjeuner chez les parents de Clarisse, écrit une lettre très chaleureuse à sa fille hospitalisée , en lui disant qu’elle l’aime et qu’elle l’accepte totalement.
350 à 550 mots
![]()
par Sylvie Giasson
Bayard Canada
Résumé
C’est l’histoire de parents, Evelyne et Jean-Marc, et de leur fils Sébastien, 23 ans, qui fait son coming-out. Il y a Julie, sa sœur; Benoît, son amoureux, et une amie, Mariane, la belle androgyne, qui se demande si elle est fille ou garçon. Il y a aussi la grand-mère à qui on essaye de cacher la nouvelle qui risquerait de la faire mourir sur le champ ! Et il y a Alice, 6 ans, qui pose des questions comme seuls les petits savent en poser… C’est à travers cette trame principale que sont insérés des éléments d’information sur ce qu’est l’homosexualité, sur les principaux mythes qui l’entourent et sur des façons pratiques de traverser le coming-out en famille.
Extrait
« J'ai perdu mon fils... »
Évelyne, la mère de Sébastien
Sur le dessus du panier en osier où je range ma correspondance et les factures à payer trône la lettre que mon fils Sébastien m'a remise en cachette, il y a deux semaines. Comment deux feuilles d'une écriture si fine et si minutieuse peuvent-elles peser plus lourd sur le cœur qu'un boulet et ses chaînes ? Comment un simple bout de papier peut-il anéantir en un instant tout ce que l'on croyait connaître de soi et de son enfant ? (…)
Je n'en reviens pas encore. Depuis quinze jours, je vis comme si j'existais à l'extérieur de mon corps. J'ai l'impression d'être la spectatrice de ma vie, de notre vie à tous. Je me cache pour pleurer à l'écart de Jean-Marc et de Julie, à qui je pardonne difficilement de nous avoir dissimulé ce qu'elle savait depuis trois mois. C'est à sa « petite sœur » que Sébastien s'est d'abord confié. Cela ne m'étonne pas, mais cela me heurte. (…) Quant à Jean-Marc, fidèle à lui-même, il boude. Il a les dents serrées, ce qui, je n'en doute pas, sert à endiguer sa déception, sa colère et ses larmes. Il s'est muré dans un silence si froid et si dur que j'en frisonne. Je crains le pire. Il a déjà commencé à dire que Sébastien ne remettrait plus jamais les pieds à la maison, qu'il n'accepterait pas « ça » sous son toit. J'ai essayé de lui dire que son intransigeance ne nous aiderait en rien, que la situation risquait de se détériorer... Je vois déjà dans quelle position tout cela va me placer : entre l'arbre et l'écorce. (…)
La pensée qui m'habite en ce moment est horrible. J'ai l'impression que Sébastien n'est plus Sébastien, un peu comme s'il était mort. J'ai beau essayer de me raisonner, j'ai le sentiment que le petit garçon que j'ai bercé, le jeune adulte que j'ai vu grandir et devenir beau, a disparu pour faire place à un pur étranger. Comme si j'étais en deuil, en deuil d'un être encore vivant. (…)
Je ne sais plus qui est mon fils. Et, par ricochet, je ne sais plus qui je suis.
Choisir une des consignes d’écriture ci-dessous.
Consigne d’écriture I
Imaginer la lettre que Sébastien a écrite à sa mère. Il raconte ses angoisses, son mal-être dans une société qui ne l’accepte pas, ainsi que sa peur d’annoncer la nouvelle à sa famille.
400 à 700 mots
Consigne d’écriture II
Une fois le choc passé, Jean-Marc remet en question son attitude envers son fils. Il analyse ses sentiments et son éventuelle culpabilité. Monologue intérieur.
400 à 600 mots
Consigne d’écriture III
Quelques jours plus tard, alors que toute la famille est réunie à table, Julie, la petite sœur, tente de renouer le dialogue, d’apaiser les tensions en parlant ouvertement de ses copains gay à l’université. Dialogue entre tous les membres de la famille.
450 à 800 mots
![]()
par Caroline Gréco
Criterion
Résumé
Caroline Gréco, dans ce livre, témoigne de son propre cheminement par rapport à Julien, son fils homosexuel. Par amour pour lui, elle va accepter de se remettre en cause par rapport au malaise que cela lui cause ainsi qu’au père de Julien, qui dans un premier temps, niera la réalité. Des questions se poseront : est-ce de notre faute ? Peut-on en parler ? A qui ? Comment aider notre fils ? Des préjugés tomberont avec la rencontre des amis de Julien, la découverte de leur histoire, des lectures…Ce récit montre aussi que ce n’est pas facile non plus pour les parents d’homosexuels, qu’eux aussi peuvent se sentir différents et doivent combattre l’ignorance et l’intolérance.
Extrait
Impossible d'en parler autour de moi. J'ai fait de timides essais avec quelques amis choisis, qui me paraissaient ouverts. Je n'ai pas parlé directement de Julien, cela m'était impossible. J'ai orienté la conversation sur l'homosexualité. Je me suis bien vite rendue compte que je m'étais trompée de route. La première personne m'a déclaré n'avoir jamais eu à faire avec des « gens de ce genre » et que le sujet ne l'intéressait pas. Le deuxième ami a pris un air dégoûté et m'a répondu que les homosexuels étaient des détraqués, des malades, qu'il y en avait de plus en plus, signe que notre société n'allait pas bien et que, si par malheur un de ses fils « tournait mal », il le renierait sur le champ et le considérerait comme mort. Cela m'a laissée perplexe. Le problème était là, et il me fallait comprendre pour trouver une certaine paix, mais je tournais en rond. Je passais par des moments de grosse déprime, puis je me révoltais devant ce que je croyais être une grande injustice. Pourquoi cela chez nous ? L'homosexualité de Julien était devenue pour moi une idée fixe, j'y pensais constamment. Je voyais des homosexuels partout, les couples d'hommes me fascinaient, mon regard ne les lâchait plus, je me mettais en position de voyeur et je pensais à mon fils : comment est-il lorsqu'il est avec un copain ? Est-ce que son comportement change ? Reste-t-il le garçon simple, drôle et sympathique que je connais ou bien ses manière changent-elles ? Devient-il efféminé? Dans sa voix ? Dans ses gestes ? Où est le vrai Julien ? Joue-t-il un rôle, celui de l'enfant que nous désirons qu'il soit, lorsqu'il est à la maison ? Et quand il drague... Oh non, c'était trop dur !
Choisir une des consignes d’écriture ci-dessous.
Consigne d’écriture I
Caroline Gréco, déçue par la réaction négative de ses amis, se connecte sur un Forum au service des parents d’enfants gays. Là, elle peut enfin s’exprimer librement et poser des questions de façon anonyme. Formuler cinq interrogations rédigées par Caroline et imaginer les réponses des internautes.
350 à 500 mots
Consigne d’écriture II
Julien invite sa mère Caroline à une soirée pour célébrer le dix-huitième anniversaire de Thomas, un de ses copains. Caroline se retrouve parmi une vingtaine de jeunes gays où elle passe une fabuleuse soirée. Là, elle observe son fils et ses amis. De retour à la maison, elle décrit dans son journal la soirée en détail. Essai.
450 à 700 mots
Consigne d’écriture III
Après la parution de Julien, toi qui préfères les hommes, Caroline Gréco fait le lancement de son livre dans une librairie. Là, son ami qui avait réagi le plus violemment, l’aborde. Il lui explique que sa position a changé après avoir découvert que l’un de ses fils était gay. Dialogue entre Caroline et son ami.
450 à 700 mots
![]()
Maman, je suis gay
Sophie Allard
5 février 2010, La Presse
Sandrine*, 16 ans, vit actuellement une grande détresse. « Je ne serais plus de ce monde si je n'avais pas le soutien de mes amis. » Il y a quelques semaines, sa mère et son beau-père ont découvert, en parcourant l'historique de l'ordinateur familial, qu'elle était lesbienne. La nouvelle est vécue comme une petite fin du monde dans ce domicile de la Montérégie.
« Mon beau-père a menacé de me jeter à la rue. Ma mère s'est mise à crier après moi en me disant d'arrêter de la regarder de la tête aux pieds comme si je la draguais. Depuis, ils m'ignorent dans la maison», raconte-t-elle, complètement abattue. Heureusement, son petit frère la soutient. «Pour éviter de prendre la porte, je dois jouer à l'hétéro et parler des garçons. Il reste huit mois avant que j'habite en résidence au cégep, j'économise mes sous et je compte les jours. »
Sylvie Giasson est conférencière à l'Association des parents et amis des gais et lesbiennes du Canada et auteure du livre Vivre avec l'homosexualité de son enfant, petit guide du coming-out (Bayard, 2007). Elle a rencontré bon nombre de parents en crise. «Une majorité de parents reçoivent un grand choc quand ils apprennent que leur enfant est gai, lesbienne ou bisexuel.» La mère est souvent la première avisée et relaie l'information au père. Les grands-parents ? Ils sont très rarement mis au courant.
« Sur le moment, les parents peuvent réagir très mal, dire des paroles blessantes, faire des menaces », affirme Mme Giasson. Ils ne souhaitent pas rejeter leur enfant pour autant. « Ils craignent qu'il ne soit pas heureux, ils font le deuil de l'enfant idéal, ils se sentent coupables et honteux parce qu'ils associent l'homosexualité à quelque chose de négatif. » Après la période d'adaptation, suivent celles de la tolérance et de l'acceptation. « Certains parents mettent des années à s'adapter et l'acceptation ne vient jamais. D'autres arrivent à en parler ouvertement et finissent même par militer pour les droits des gais. »
Lorsque la révélation de l'homosexualité est précoce, les parents ont tendance à garder espoir que ça change. « J'ai dit à ma mère que j'étais gai, mais elle semble avoir mis ça de côté comme pour oublier. Elle me demande encore si j'ai une blonde », note Philippe, 14 ans, un peu agacé. « Ma mère trouve que je suis dans une situation compliquée, confie de son côté Samuel*, 15 ans. Elle a l'impression que c'est de sa faute. J'ai fait beaucoup de violon et de danse quand j'étais petit. Elle ne comprend pas que je suis né comme ça. »
« Le soutien parental est absolument crucial, indique Line Chamberland, professeure au département de sexologie de l'UQAM. Même si l'adolescent doit se distancier de ses parents, il a besoin de leur approbation et de leur soutien inconditionnel pour la construction de son identité et pour son estime personnelle. » L'absence de soutien parental peut d'ailleurs mener au décrochage scolaire, à la consommation abusive d'alcool et de drogue ou à la dépression.
Suicide au bout du fil
L'an dernier, Marc-André Girard a été temoin du suicide d'un garçon de 15 ans au bout du fil. Cofondateur du forum de discussion Ados Gay Québec, il offre à l'occasion du soutien téléphonique. « Je discutais avec un garçon depuis une heure, j'ai remarqué qu'il était de moins en moins cohérent. Je l'ai questionné et il a fini par avouer qu'il était bourré de médicaments. J'ai composé le 911 et suivi leurs conseils, mais je n'ai pas pu le sauver. La ligne a coupé et, deux jours plus tard, sa mère m'a annoncé sa mort. »
Le garçon venait de sortir du placard. « Sa mère ne voulait plus rien savoir de lui. » Depuis la création du site, il y a huit ans, cinq membres ont mis fin à leurs jours. Selon les plus récentes études, les jeunes homosexuels québécois risqueraient six à 14 fois plus de se suicider que les jeunes hétérosexuels. Ils seraient aussi 12 fois plus susceptibles de souffrir de troubles anxieux, selon un article publié cette semaine dans la Revue canadienne de psychiatrie par Johanne Renaud, chef médicale de la section jeunesse du programme des troubles dépressifs de l'Institut Douglas.
« Certains parents sont fermés à jamais. D'autres, qu'on considère comme homophobes, font un bout de chemin par amour pour leur enfant. C'est une boîte à surprises », indique Gilbert Émond, professeur adjoint en sciences humaines appliquées à l'Université Concordia. « Ma mère a d'abord pleuré, sachant que je ne lui donnerai jamais de petits-enfants, confie Nick Levasseur, 17 ans. Ma famille n'approuve pas, mais mon orientation sexuelle ne change rien à l'amour qu'ils ont pour moi. »
Malgré tout, les parents québécois semblent plus ouverts que jamais face à l'homosexualité. Le hic? Ils ne savent pas comment agir. « On doit favoriser le dialogue sans s'imposer et s'intéresser à ce que vit notre enfant, à ses amours, suggère M. Émond. Verbaliser son ouverture permet de préparer un terrain propice au coming out. »
Quand Jade, 16 ans, a reçu un bouquet de fleurs de sa nouvelle copine à la maison, elle a senti que c'était l'occasion idéale de faire part de son orientation sexuelle à sa famille. « Ma grande soeur a été un peu secouée, mais nous nous sommes étonnamment rapprochées depuis. Mes parents sont contents que je m'affirme à mon âge, ils ont toujours dit qu'ils nous accepteraient comme nous sommes, gais ou hétéros », raconte la grande rousse.
Ils l'incitent néanmoins à faire preuve de discrétion. « J'aimerais le crier sur tous les toits, tandis que mes parents pensent que ça doit rester du privé. Ils ont peur pour moi des réactions homophobes. On a de bonnes discussions. »
« Les ados d'aujourd'hui sont de la première génération à pouvoir argumenter et discuter de leur homosexualité avec leurs parents, se réjouit le président de Gai Écoute, Laurent McCutcheon. On voudrait que la société soit exempte de toute homophobie, mais le Québec a évolué à grande vitesse. N'oublions pas que, il n'y a pas si longtemps, les gais étaient considérés comme des malades mentaux. Nous avons fait un pas de géant. »
À Jean-Yvan, mon cousin qui nous a quitté trop tôt. À Jean-Yvan qui a vécu son homosexualité à une période trouble de notre siècle et qui ne s’est jamais senti compris ou accepté. À Jean-Yvan qui était si créatif, si plein d’idées. Pour ses belles conférences auprès des jeunes, dans les écoles et pour sa persévérance. Jean-Yvan, tu aurais aimé nos exercices d’écriture, tu te serais certainement emparé du pouvoir des mots pour aider les autres et toi même…
William St-Hilaire
![]()
Depuis le début des années 80, Michel Marc Bouchard, scénariste et dramaturge, a écrit plus de 25 pièces, toutes créées à la scène, traduites en plusieurs langues et jouées régulièrement à travers le monde. Il nous parle de la différence, de l'amour d'un homme envers un homme et de la place des homosexuels dans la société dans plusieurs de ses œuvres dont Les Feluettes, La Contre-Nature de Chrysippe Tanguay, écologiste et Tom à la ferme. L'écriture a changé sa vie et lui a permis de se définir avec intégrité.
Emprunter ces titres de Michel Marc Bouchard des Bibliothèques de Montréal.